Book Review #2

English

Bad Feminist – Roxane Gay

         “Bad Feminist” by Roxane Gay is the second book I read about feminism in March 2018, the first one was “Feminism is for everybody” by Bell Hooks. I still remember exactly where I was when I read the introduction and all the excitement that came of it. Roxane Gay is one of these human beings that I love, cherish, and admire for her incredible strength, intelligence, and bravery.

        In this very personal essay, Roxane Gay shares with us her journey with feminism but also offers us a critical analysis of the (mis)representation of gender and race in literature, movies, and the mainstream media.

      “Bad Feminist” is a reminder that feminism is first of all plural, and like any other movement, it is usually associated with the most visible figures that carry it. Therefore, it is necessary to make the difference between feminism and Professional Feminists. It is also important to keep in mind that feminists are only people, they are by nature imperfect and so is the movement. You can be a feminist and still enjoy dancing on a sexist song, yes sometimes you can’t help it! It’s okay to be a “Bad Feminist”, because we’re aware that it will take us more than a single generation to build a non-sexist society and because feminism is still the movement that brings attention to inequalities and injustices women face during their lifetime and makes sure they will be heard. It also teaches us the necessary language to speak about these issues.

      The author also looks back at some important ideas such as gender being a performance, in fact, according to Judith Butler we learn how to perform feminity from an early age, and we can find many illustrations of it in literature for example. Roxane Gay also invites the readers to be more openminded when they talk, write and think about gender, no matter how good our intentions are, it will be difficult to make real progress if we are more interested in being right than making things better.

         I also enjoyed discovering the author’s thoughts on The Help, Orange is the new black and Django Unchained (spoiler alert: Tarantino is not a hero in Roxane Gay’s world). Black people’s lives narrated by white directors and writers can usually be summarized in slavery, scenes of rape, and of course the nice maid character… indeed many black actresses have been awarded for this role.

         This book is highly educative if you’re in an early phase of learning about feminism, race, and gender. Roxane Gay’s writing style is funny, very easy to read, and straightforward. I thought I would enjoy it less if I reread it today but I was wrong, it was just as thrilling as the first time!

My favorite extract of the book:

 “I embrace the label of bad feminist because I am human. I am messy. I’m not trying to be an example. I am not trying to be perfect. I am not trying to say I have all the answers. I am not trying to say I’m right. I am just trying—trying to support what I believe in, trying to do some good in this world, trying to make some noise with my writing while also being myself (…) I am a bad feminist because I never want to be placed on a Feminist Pedestal. People who are placed on pedestals are expected to pose, perfectly. Then they get knocked off when they fuck it up. I regularly fuck it up. Consider me already knocked off.”


Français

Bad Feminist – Roxane Gay

          « Bad Feminist » de Roxane Gay est le deuxième livre que j’ai lu sur le féminisme lorsque j’ai commencé à m’éduquer sur ce sujet, on était en mars 2018 et je venais de terminer « Feminism is for everybody » de Bell Hooks. Je me souviens encore exactement de l’endroit où j’étais quand je découvrais sa magnifique introduction et tout l’engouement qui en a découlé. Roxane Gay est une de mes personnes favorites au monde que j’aime et admire sincèrement, pour sa force incroyable, son intelligence et son courage.

         Dans cet essai très personnel, elle partage avec nous son histoire avec le féminisme, l’évolution de cette relation qui ne s’est pas faite sans embuches, mais aussi son point de vue critique sur les représentations du genre et de la race en littérature, au cinéma et dans les médias de masse.

       « Bad Feminist » nous rappelle tout d’abord la première leçon du féminisme ; le féminisme est pluriel et il y a presque autant de féminismes que de féministes. Comme tout autre mouvement, il a souvent été associé aux figures majeures qui l’ont porté, par conséquent il est nécessaire de distinguer le féminisme des Féministes Professionnelles. Il est tout aussi important de garder à l’esprit que les féministes sont de simples personnes, qui sont par nature imparfaites et ainsi peut l’être le mouvement. Ce n’est cependant pas une raison de le rejeter en bloc à cause de ses possibles incohérences, et Roxane Gay explique très bien pourquoi. Elle nous informe aussi qu’on peut être féministe et danser de tout son soul sur une chanson aux paroles sexistes, eh oui ce n’est pas grave ! Nous sommes conscient.e.s aujourd’hui qu’il nous faudra plusieurs générations pour venir à bout de notre société sexiste qui a bien eu le temps de s’enraciner depuis plusieurs siècles, mais nous savons aussi que le féminisme est la meilleure voie pour résoudre les inégalités et injustices que les femmes endurent tout au long de leur vie, et faire entendre leurs voix. Il nous a aussi enseigné le langage adéquat pour parler de ces problèmes.

           L’autrice revient aussi sur certaines idées majeures du féminisme telles que le genre comme performance, selon Judith Butler. En effet, être féminine est une performance qu’on enseigne aux jeunes filles dès l’enfance, et on peut en trouver plusieurs illustrations dans la littérature par exemple. Ensuite, Roxane gay invite les lecteur.ice.s à plus de tolérance lorsqu’ils / elles évoquent les questions du genre, en effet peu importent nos bonnes intentions, il sera difficile de progresser si on s’entête à prouver qu’on a raison plutôt que de focaliser nos efforts pour faire améliorer les choses.

          J’ai aussi adoré découvrir les pensées de l’auteure sur The Help, Orange is the new black ou encore Django Unchained (spoiler alert : Tarantino n’est pas la personne favorite de Roxane Gay). Les histoires des personnes noires racontées par des personnes blanches se résument souvent à l’esclavage, une scène de viol et bien évidemment celle de la gentille bonne noire. D’ailleurs, plusieurs actrices noires ont remporté des prix pour ces rôles-là…

          J’ai trouvé ce livre très instructif quand on cherche une introduction au féminisme, aux questions liées à la race et au genre. Le style d’écriture de Roxane Gay est simple, avec beaucoup d’humour tout en étant cash et directe à chaque fois que nécessaire. Je pensais que je m’ennuierai en le relisant aujourd’hui, mais j’ai eu tort, c’était aussi excitant et délicieux que la première fois !

Mon extrait préféré:

  « J’embrasse le label de mauvaise féministe parce que je suis humaine. Je suis en désordre. Je n’essaie pas d’être un exemple. Je n’essaie pas d’être parfaite. Je n’essaie pas de dire que j’ai toutes les réponses. Je n’essaie pas de dire que j’ai raison. J’essaie simplement – d’essayer de soutenir ce en quoi je crois, d’essayer de faire du bien dans ce monde, d’essayer de faire du bruit avec mon écriture tout en étant moi-même (…) Je suis une mauvaise féministe parce que je ne veux jamais être placée sur un socle féministe. Les personnes placées sur des socles devraient poser parfaitement. Ensuite, ils sont renversés quand ils le baisent. Je le baise régulièrement. Considérez-moi déjà tombé. »

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